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8 mars : rencontre avec 8 femmes CGP à la tête de leur cabinet

L'univers de la gestion de patrimoine demeure encore très masculin. Seuls 16,4% des cabinets étaient dirigés par des femmes en 2019, selon le livre blanc d'Aprédia, un chiffre en recul comparé à 2018, prouvant que les femmes ont encore toute leur place à prendre. Exemple avec huit femmes à la tête de leurs propres structures, dont je fais partie : découvrez l'article.


Géraldine Métifeux, associée gérante du cabinet Alter Egale basé à Paris (75)

1. Quelles sont vos spécialités en matière de gestion patrimoniale ?
La société de gestion de patrimoine Alter Egale que j’ai fondée en 2005 est spécialisée dans la création de revenus viagers à long terme, l’optimisation de l’organisation patrimoniale à la fois en immobilier et au niveau financier, ainsi que dans l’allocation d’actifs.

2. Quel est votre parcours ? Quand et comment vous êtes-vous tournée vers la gestion de patrimoine, et pourquoi ?
Je suis juriste de formation. J’étais doctorante quand je me suis intéressée à la finance et plus précisément à la gestion de patrimoine qui me permettait de capitaliser sur mon parcours académique et de développer un métier entre finance et droit.

3. Comment définiriez-vous la relation que vous tissez avec vos clients ? Et comment y parvenez-vous ?
Un maître mot dans la relation avec mes clients : la confiance. Nous sommes ultra présents auprès d’eux, nous tentons d’anticiper leurs besoins, nous sommes toujours très transparents sur ce que nous sommes en capacité de faire, ou de ne pas faire. Il n’existe pas de martingale.

4. Être une femme CGP : est-ce un atout ?
Etre jeune dans nos métiers n’est pas un atout en clientèle pour des raisons de crédibilité et d’expérience. Et lorsque l’on est une femme, on doit plus faire attention car la relation commerciale signifie être dans la séduction. En ce sens, en étant une femme et jeune dans la profession, il m’a semblé qu’il fallait redoubler d’attention quant à ses attitudes. En vieillissant, notre assurance et notre expérience sont un atout. Ce qui est également le cas chez les hommes. Pour autant, l’argent comme le pouvoir demeurent plutôt des domaines masculins. Les femmes sont assez minoritaires dans nos domaines d’activité. C’est d’ailleurs pour cela que l’on pose la question aux femmes et jamais aux hommes !

5. Quels sont les grands enseignements de la crise que nous traversons pour le secteur ?
La crise a permis de se souvenir que le service est toujours ce qui reste quand tout semble s’effondrer. Et le service justifie nos modes de rémunérations honoraires comme rétro-commissions.

6. Quels sont les principaux défis que les CGP doivent relever aujourd’hui ?
Notre profession doit aujourd’hui relever plusieurs défis : digitaliser toutes nos procédures afin de gagner en fluidité, segmenter la clientèle car il importe de se tourner vers une clientèle jeune à fort potentiel avec une offre de service adaptée, et travailler ensemble à devenir enfin des acteurs de référence.

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